In the nervous light

description courte?

13.04.07

La fine pluie bruine à nos côtés, frêle et pâle eau tombée d'un incertain bien trop haut.
Elle clapote à la surface, éclatée à l'asphalte,
Passer au travers se révèle être un peu plus complexe que prévu, car entre deux gouttes, il y a l'air, irrésonable oxygène, impitoyable molécule d'asphyxie.
La fine pluie résonne au creux de notre instable intérieur, vient transpercer le globe oculaire :
Quand l'infidèle danse, nos ennemis  font les rois.
Sous la grise incertitude, un morceau de corronaire survit, quand les autres ferment les yeux JE TOURNE LA TETE.
Grise mine- écrasée sous le ciel-apostrophé dans la nuit-grisée comme nos mines sous un soleil envolé.

Il faudrait retrouver au fond, l'étincelle, l'ultime sursaut, qui remonte sans prévenir je suis de cette clique qui boîte dans les montées et quand le coup part, sec, il y a tout mon for intérieur à recommencer.
Je suis de celles qui ne suivent pas : les autres vont trop vite, je préfère quand les sons descendent trop bas pour être entendus, vous parlez tant que je ne vous écoute pas, la preuve, je parle bien plus fort que vous, si fort que vous ne vous entendez plus.
Ma parole colle chewing gum à vos pieds cela fait tellement longtemps que je n'ai rien à dire que je brode dans votre épiderme sans que vous ne le voyiez.

Je ne réponds pas à la pelle, mon trou est déjà creusé, trente six pieds en dessous de vous, je voudrais savoir rire si bas que respirer me creverait en une seule fois.
Je chante miséreuse sous la frêle pluie d'avril, je n'attendais pas moins de vous, vous savez, penser ailleurs ne me gêne plus, je suis l'affreuse marionette gisant sur le parquet crevassé,
ALORS
Les rires ne m'effleurent plus, je passe au travers de tout tant ma course est lente, je ne compte plus tellement le temps, pourtant, grandir me fait toujours autant frissonner, je ne sais plus par quel chemin je suis passée, une odeur sur mon corps, pas la mienne, mais dans quels draps me suis-je encore etouffée?

Posté par sucrine à 23:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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