In the nervous light

description courte?

25.05.07

Quand je dors des milliards d'étoiles viennent se poser sous mes yeux et éblouissent les gouttes de pluies collées à mes paupières.
Le vent n'est qu'une ritournelle malsaine mes cheveux dansent quand mes joues se mouillent pour former un balai formidable je suis seule sur l'asphalte mes mains se promènent et grattent quelques parts de vie, mon corps s'affaisse sous mes propres cris, les jambes sont plus lourdes que moi toute entière je ne sais plus me relever, je ne sais plus marcher tout court les pas se brisent à chaques étoile filante, je dors et elles viennent s'agglutiner sous mes cils, se mettent à brûler le tout et je ne sais plus vraiment comment faire.
Je crame mes pas sur le béton qui me désarme, je bousille la plante contre les murs ma tête craque sous le placo où je me plaque mes os s'effritent peu à peu par mon humidité maladive.
Je ne résonne plus je hurle écho et plus personne ne me répond entre deux parcelles d'humains je m'effraie, le passage est toujours plus étroit et vous savez mes hanches sont bien trop larges, et il faut jouer des coudes pour pouvoir se placer.
Au soleil mes balafres moisissent peu à peu je décompose l'entiereté qui me compose je me dénoue pour me jeter dans le caniveau mes lambeaux finissent serpillère alcoolisée je rampe sous les maux et il ne faut plus me demander mieux.
Les calculs sont brefs, meurtriers, j'irai là où je dois crever et le reste est une eventualité à écarter je suis ici sans raison aucune je suis ici pour regarder ma vie se détruire je suis ici seule à observer le reste des vivants je suis i-si seule vous savez même si je programme moi même cette contrainte je suis morte parce que je l'ai décidé et je n'ai plus l'étincelle pour renaitre.
Je n'y crois pas, je n'y crois plus, j'ai laché la prise apres l'electrocution finale mes doigts ont gonflés autant que ma gorge, en un bref instant l'éclair m'a transportée et puis tout est devenu noir, comme ça, comme pour me décourager.
Je ne veux plus de conclusions ni de conséquences il n'y a devant moi que quelques bateaux qui flottent à l'envers et qui dansent de travers je ne veux plus jamais penser à demain, plus jamais ouvrir l'intérieur pour ne plus rien contaminer, jamais, je suis poison détroussé, goutte d'acide pitoyable je ne suis plus là depuis longtemps j'ai filé dans la bouclette, quand vous ne me regardiez plus j'ai fermé les yeux et attendu que le glas vienne.
Quand je dors, des milliards de toiles viennent se tisser devant mes yeux et m'empechent de voir les gouttes de pluie qui coulent le long de mes joues, quand je dors, je n'y pense plus et tout danse soudain une valse insipide et je souffle sur la poussière qui s'agglomère sur mes souvenirs et j'attends, alors j'attends, que mon corronaire cesse, que mon sang lache, que l'interieur devienne calme pour ne plus jamais avoir à m'affronter.

Posté par sucrine à 21:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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