In the nervous light

description courte?

27.08.07

Aujourd'hui, à l'entrée terrassée j'ai tapé des numéros sur l'écran, mollement j'ai battu chaque parcelle de touche pour entendre la voix en vipère haïe depuis tellement de tant. Aujourd'hui 190 minutes plus tard les papillons volent toujours dans mes oreilles et me murmurent,véreux, souvenirs entendus dans le fond et dans le creux, 190 minutes plus tard le pardon n'est plus une chose obsolète mais un poignard à milles facettes, 190 moins zéro font un cri plus huit font une enfant plus un nombre incalculable font finalement un torrent colérique haine passive solide et acharnée; j'ai compris si peu en tellement de temps et tant pour finalement si peu il faut toujours osciller pour ne plus jamais s'abandonner mais quand vient la nuit à quel vent faudrait il se fier ?
Parce que dans vraiment il y a ment et, paranoïaque, j'ai été fidèle au pied du mur et de l'échelle j'ai gravé sous la peau sentiments étrangers et pourtant tellement apprivoisés, paranoïaque j'ai filé avec le vent, j'ai tourné la tête pour ne pas sentir le coup arriver. Parce que aujourd'hui 21h30 LA CHUTE FUT FATALE et je ne sais toujours pas sur quel pied danser, un coup d'ultrason provoque tant dans le ventre d'une fille qu'il en devient impossible de l'analyser, sur le recul j'ai pris la pose je n'ai même pas eu le temps de réfléchir j'ai craché haine fétide, et, hors d'haleine j'ai enfin essuyé une larme blanchie au soleil, un instant cristallisé de regret, j'ai compris, enfin du mieux que j'ai pu, l'autre que j'étais et que finalement je resterai toujours un peu, aux nuages ma peau s'est craquelée j'ai perdu en poids mais pas en années, j'ai grandi au lieu de brandir sable ensanglanté j'ai posé la gomme à coté du crayon j'ai laissé l'os et le tibia se fendre en une poussée inimaginable, la respiration s'est installée toute seule et au lieu des veines c'est le coeur qui a explosé.
La honte de soi a un goût de fer rouillé, comme un membre calciné par trop de vie, elle se répand entre les molaires descend le long de la gorge et se plante en épine quelque part à l'intérieur et grossit à vue d'oeil, elle se propage en acide virulent et se déplace lentement dans le corps/La honte de soi a coupé court à toute discussion la solitude est le seul moyen pour exploser efficacement sa trachée il faut en mesurer toute conséquence punaiser au mur la liste des morts qu'elle laissera derrière elle post-iter au monde et à l'entier la terrible épreuve qui s'annonce/et brûle le tissu mégot nicotinisé sur le coeur épouvanté.
Aujourd'hui, 23h27 le pardon n'est plus une chose obsolète, juste un trait jusqu'alors, in-envisagé.

Posté par sucrine à 00:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire