In the nervous light

description courte?

26.12.06

Cher,

Cher.

Vois tu de là bas, comme le ciel s'est glacé soudain ?
Il a pris, dans sa course folle, le froid et seulement le froid, le voici congelé en innombrables cubes de vies, au dessus de nos têtes, le voici mort, pour le temps, pour l'instant.
Le monde tremble encore, toujours au même endroit, avec ou sans toi, je pense mais n'arrive pas.
Il faut prendre en compte l'histoire, le sol et bien sûr le temps, comprendras tu, cette fois encore que mon sang reste encore et toujours figé dans le vent glacé ?
Cher. Non pas que tu me manques, quand même, l'égo est un bien mauvais mot et je rigole tout bas de mes chutes et de ma voix, mais j'aime à croire que tu me lis, parfois, que tu souris meme quand tu nous revois mais  le rêve est une plaisanterie de mauvais goût j'ai de l'amer plein la bouche qui pullule partout et ne se fait pas la malle je ne comprends PLUS POURQUOI mais alors vraiment plus pourquoi.
Le ciel est rouge, maintenant, rouge sang, je me demande qui de nous deux le saignera le premier, je me demande qui de nous deux se levera le mieux mais je n'ai finalement pas de doute dans ma question du regret, un peu, un petit peu, et c'est finalement tout.
L'eau a verdit sous nos mains je ne sais pas si tu te souviens mais la vase est restée ici, stagnante entre quelques unes de tes larmes et tellement des miennes j'ai trouvé la solution a mon problème, pas pour toi, puisque tu as disparu avec le soleil, je vais accrocher au palais une flamme ou un cendrier, JE BRULE LE MAL A LA RACINE  je ne parlerais qu'en fumée et il en sera bien mieux ainsi.
Le ciel a recommencé à fissurer, il est temps pour moi de partir, mais, crois moi, il restera quand même toujours quelques grains, par ci par là, j'espere que l'on se reverra je me cacherai derriere toi et tu ne m'entendras pas, mais je t'aurais vu je pourrais dire JE T'AI VU et c'est tout ce qui compte je laisse ici la derniere fleur sur la pierre tombée, je sais tres bien qu'un jour je pourrais la recoller, je ne sais pas si tu liras mes notes acides et mes touches enfantines tu me manques encore, un ptit peu, pour ne rien te cacher.

Et tu ne m'as toujours pas dit si ta foutue langue est percée.


Sucrine

Posté par sucrine à 12:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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